vendredi 30 septembre 2011

68e étape Amiens - Acheux-en-Amienois 30S

Les marcheurs sont repartis dans la matinée pour une nouvelle étape sous un soleil de plomb. L’équipe de logistique s’est retrouvée plus allégée suite à la distribution de vêtement qui a pu réduire le matériel transporté. Le temps de chargement s’en est vu considérablement réduit.
Un groupe de diffusion et de communication s’est quand même vu bloqué dans la gare d’Amiens par la police ferroviaire qui a expulsé les marcheurs voulant prendre un train pour rallier l’arrivée. Un service de transport libre et gratuit fait partie des bases des revendications. Le groupe s’est vu refusé l’accès aux trains. Perdus et résolus de prendre un autre moyen de transport, ils ont été victimes d’abus de pouvoir de la part des policiers très hostiles qui les ont expulsés avec agressivité de la gare. Des propos humiliants et racistes  à l’encontre de la nationalité des marcheurs ont été proférés, et les policiers n’ont pas respecté le devoir de réserve auxquels ils sont tenus.
L’arrivée à Acheux-en-Amienois a permis de créer un lien étroit entre les marcheurs et ce petit village charmant. Le maire a mis à disposition toilettes, électricité et a permis d’installer le campement tout près de la mairie.  Les commerçants ont également fait preuve de solidarité en prenant de nombreuses initiatives. La terrasse du café de l’hôtel de ville s’est ainsi transformée en média-center. Les habitants se sont aussi mobilisés en masse pour apporter aux marcheurs de quoi se restaurer, des médicaments et offrant leur jardin comme point d’eau potable. Un grand merci à eux ! Les marcheurs saluent une telle solidarité dans un si petit village.
Pour finir, tous les marcheurs souhaitent envoyer leur soutien à un indigné qui ne peut plus suivre la marche depuis le 17 septembre, hospitalisé suite aux évènements de la Bastille. Pierrot on pense à toi et tu es avec nous lors de chacun de nos pas jusqu’à Bruxelles !! On espère te voir avec la famille des indignés le plus vite possible !!

63e étape Saint-Denis 24S

La journée s’est organisée autour de la Rencontre Populaires des Quartiers qui allait se tenir sur le site où les marches étaient accueillies à Saint-Denis. Différents groupes de travail se sont activés tout la journée : une groupe de diffusion est partis au cœur de la ville pour permettre une meilleure diffusion de l’évènement, un groupe logistique est parti pour poser un parcours fléché indiquant comment se rendre sur le site. Les autres groupes de travail en ont profité pour se réunir afin de renforcer leur fonctionnement.
Les rencontres populaires des quartiers ont eu une bonne affluence, et ont permis d’avoir une assemblée encore plus diversifiée qu’à l’habitude avec des participants de tous âges et tous horizons.
La situation dans les quartiers en France comme en Espagne, la situation des gens du voyage sont les thèmes qui ont été abordés dans un premier temps. Le DAL (Droit au Logement) est aussi venu intervenir et présenter ses activités. Désobéissance civile, violence et non-violence ont aussi été abordés.
La démarche nouvelle de s’ouvrir vers les quartiers populaires de Paris semble avoir eu un bon écho et sera donc renouvelée.ésobéissance civile, violence et  non-violence ont été aussi discutés.


Dans la soirée s’est tenue l’assemblée interne que beaucoup de marcheurs attendaient. Le thème du départ de Paris a été discuté et débattu. Les marcheurs ont décidé de se séparer en trois routes afin de pouvoir passer dans un maximum de villes et villages entre Paris et Bruxelles.
La route 1 rassemble une 60aine de marcheurs et se dirige vers Beauvais, Amiens, Lille, Mons et Bruxelles.
La route 2 rassemble une 20aine de personnes et se dirige vers Compiègne, St Quentin, Valenciennnes, Mons et Bruxelles.
La route 3 rassemble une dizaine de marcheurs et se dirige vers Reims, Luxembourg, Namur et Bruxelles.La routre 3 rassemble une dizaine de marcheurs
Les marches 1 et 2 ont décidé de quitter Saint-Denis le lendemain. La marche 3 reste sur Paris pour travailler et se rendra en train vers Reims pour continuer ensuite la route.

64e, 65e, 66e, et 67e étape Saint-Denis - Amiens

25S  Saint-Denis  -  L’Isle Adam

Les marcheurs de la route 1 ont pris le départ dans la matinée, certains étaient ravis de pouvoir enfin quitter Paris et ses environs. L’étape longue d’une vingtaine de kilomètres s’est bien déroulée. La colonne s’étirant sur plusieurs kilomètres en différents petits groupes. De nouveaux marcheurs ont fait leur apparition, les groupes Meseta et Méditerranée ne sont plus d’actualité et tout le monde a pu faire connaissance sur la route.
L’arrivée vers 18h sur L’Isle Adam a permis à tous de se regrouper dans un grand parc central de la ville. La police s’est présentée, signifiant toute interdiction de camper sur place avec ou sans matériel. Sans aucun contact avec la mairie qui a refusé tout dialogue avec les marcheurs, sans aucun document officiel confirmant cette interdiction (donc une totale illégalité !), les marcheurs se sont vu proposé un site à l’extérieur de la ville sans aucun point d’eau potable, ni sanitaires. Soucieux de se reposer et de se réorganiser les marcheurs ont accepté d’installer le camp sur ce site.
La soirée a vu se tenir une assemblée interne où les différents groupes de travail ont été présentés à tous, et réorganisés afin de permettre une meilleure intégration des nouveaux marcheurs et de retrouver une dynamique de groupe jusqu’à Bruxelles.

26S  L’Isle Adam  -  Sainte Geneviève

L’étape s’est déroulée sans problème. L’équipe de récupération a réalisé un bon travail en trouvant beaucoup de nourriture pour la pause déjeuner.
Sainte-Geneviève a été ralliée en fin  d’après-midi. Les marcheurs se sont installés devant la mairie qui a accueilli la marche chaleureusement. Une douche improvisée a vu le jour dans un coin de la place avec un tuyau d’arrosage et une bâche. Une assemblée populaire s’est tenue avec quelques personnes du village.




27S  Sainte-Geneviève  -  Beauvais

Mis à part quelques erreurs de parcours dues à la disparition de plusieurs panneaux indiquant le chemin aux marcheurs, rien à de spécial sur le trajet.
Les marcheurs se sont installés devant la mairie de Beauvais sur la place Jeanne Hachette. Les beauvaisiens sont venus en nombre pour rencontrer les marcheurs et beaucoup ont pris des initiatives pour le confort du groupe en proposant un ravitaillement ou une douche chez l’habitant.
La soirée s’est partagée entre une assemblée populaire qui s’est tenue devant l’entrée de la mairie et une action de soutien aux personnes sans-papiers vivant sur Beauvais.


28S Beauvais  -  Breteuil
Avec une étape longue de plus de trente kilomètres avec une chaleur pesante,  les marcheurs sont arrivés très fatigués à Breteuil.
Pendant ce temps une équipe est partie à la rencontre d’une grande structure de recyclage au cœur de Beauvais. Ce lieu  rassemblant plusieurs entrepôts et ateliers récupère divers objets pour leur donner une seconde vie et les proposer à la vente à petits prix. Ce sont plus de vingt personnes pour la plus part salariées qui font vivre ce projet en totale auto-gestion. Les marcheurs ont pu récupérer sacs de couchage et couvertures en nombre pour lutter contre les nuits qui deviennent de plus en plus fraîches.
Au vu du peu de diffusion faite et du peu d’influence pour l’assemblée populaire, une assemblée interne s’est tenue pour ajuster quelques problèmes de groupe.

29S  Breteuil  -  Amiens

Encore une longue étape dépassant les trente kilomètres. Le  temps est exceptionnel pour une fin de mois de septembre et les coups de soleil resurgissent.
Le campement a été installé dans la cour de la  mairie, et la municipalité a proposé aux marcheurs un endroit pour prendre une douche et des toilettes. L’assemblée populaire s’est tenue devant la mairie avec environ une cinquantaine de personnes donc beaucoup étaient Amienois.

Quelques marcheurs ont organisé un stand dans les rues d’Amiens afin de distribuer à la population les  nombreux vêtements qui avaient été  collectés lors de la route. Cette opération a reçu un très bon accueil de la part des Amienois.



Une modification de l'itinéraire a été effectuée et la marche part en direction de Acheux-en-Amienois aujourd'hui.

mardi 27 septembre 2011

ITINERAIRES

ROUTE 1 [MMeseta+Toulouse] 60 PERS. ENVIRON (PROVISOIRE)

[25/09] L'Isle d'Adam
[26/09] Saint Genevieve
[27/09] Beauvais
[28/09] Breteuil
[29/09] Amiens
[30/09] Acheux-en-Amienois
[1/10] Arras
[2/10] Carvin
[3/10] Lille
[4/10] Courtrai
[5/10] Wareghem
[6/10] Gant
[7/10] Alost
[8/10] Bruxelles


ROUTE 2 [MMediterranea] 20 PERS.environ (PROVISOIRE)

[27/09] Villenueve Sur Verbene
[28/09] Compiègne
[29/09] Noyon
[30/09] Ham
[1/10] Saint Quentin
[2/10] Bohain en Vermandois
[3/09] Solesmes
[4/10] Valenciennes
[5/10] Boussu (BE)
[6/10] Mons
[7/10] Seneffe
[8/10] Waterloo
[9/10] Bruxelles

RUTA 3 [Deutsche Marsche] 150 PERS. environ
[08/10] Maastricht
[09/10] Tongeren (BE)
[10/10] Sint Truiden
[11/10] Tienen
[12/10] Leuven
[13/10] Brüssel

RUTA 4 [Nederland Mars] 100 PERS. environ
[11/10] Den Haag
[12/10] Breda
[13/10] Atwerpen (BE)
[14/10] Brussels

RUTA 5 [Britain March] 20 PERS. ENVIRON
Arrive to Brussels on october 8 via train, bus.

samedi 24 septembre 2011

62e étape Saint-Denis 23S

Les indignés se sont réveillés tant bien que mal dans la matinée après une nuit difficile pour certains. Les tentes et couvertures étant arrivées tard dans la nuit, quelques-uns ont connu une nuit courte et fraîche.
Plusieurs groupes de travails se sont organisés. Le premier est parti en direction du tribunal pour aller soutenir les onze indignés incarcérés qui devaient passer en comparution immédiate. Ce groupe a commencé un travail visant à compiler un maximum de témoignage pouvant aider à éclaircir les faits qui se sont déroulé Place de la Bourse et à libérer les compagnons injustement détenus.
Un deuxième groupe est resté sur place pour travailler sur la dynamisation des assemblées et la cohésion du groupe. L’assemblée interne prévue dans la l’après-midi pouvant permettre la création ou la consolidation des différents groupe de travail, l’accent a été mis sur un processus ludique permettant à tous de mieux se connaître et de mieux trouver sa place au sein du groupe.

Un troisème groupe a travaillé sur le projet des Rencontres Populaires des Quartiers. Ces rencontres largement diffusées dans les zones en périphérie de la capitale visent a créer un point de rencontre et de débat sur la situation des quartiers, les formes d'actions violentes et non-violentes.

Vers 11h00, les onze compagnons détenus ont été relâchés et la nouvelle fut accueillie avec des cris de joie. Le jugement semble être reporté au 31 octobre, mais les chefs d’accusation restent encore en place. Les onze ont rejoint le reste du groupe à Saint-Denis après un bon repas.
L’assemblée interne informative s’est tenue en fin d’après-midi. Les différents groupes de travail ont été annoncés et tous ont pu se mettre au travail dès la fin de l’assemblée. Tous ont pu être informés des incarcérations qui avaient eu lieu à New-York devant Wall-Street.  Des nouvelles de Barcelone informaient également que la police procédait à des contrôles d’identité et à une évacuation des indignés qui manifestaient sur place devant le consulat de France.
Cette solidarité au niveau international est la preuve que le mouvement des indignés (ou du 15M) est un mouvement global. Les soutiens reçus par les marcheurs lors des violences policières à Paris leur ont donné beaucoup de force pour continuer la lutte. Les marcheurs avoient eux aussi leurs soutiens à tous ceux qui sont en ce moment dans la lutte pour que la voix du peuple soie écoutée. C’est un seul peuple qui est en train de se lever, et ce sur les cinq continents.

vendredi 23 septembre 2011

61e étape PARIS 22S

Après une nuit très difficile sur la Place de la Bourse sans aucun équipement et le minimum de matériel, les marcheurs se sont réveillés en musique. Deux musiciens sont venus animer la place et redonner le sourire aux indignés.
Malgré la présence de la police sur la place, une assemblée a pu se tenir sur la place. Le choix d’un nouveau lieu pour installer le campement, et la suite des actions dans la capitale ont été discutés. Saint-Denis semblait être un lieu offrant de nombreux avantages et les marcheurs se sont mis d’accord pour se mettre en route vers la Basilique.

Le manque d’information sur le sort des onze personnes interpellées la veille préoccupait toujours tous les marcheurs. Difficile de dresser la liste complète des camarades incarcérés, la seule information fiable était qu’il s’agissait de dix personnes de nationalité Française et d’une de nationalité Venezuelienne.
Un groupe d’indignés est parti devant le commissariat du 18e arrondissement pour soutenir les compagnons incarcérés depuis la veille. A l’aide d’un mégaphone, une vingtaine de personnes ont pu crier des messages de soutien et des conseils juridiques. Le groupe a assisté impuissant au départ des onze pour leur transfert vers le palais de justice pour une comparution immédiate. Après quelques recherches entre avocats et forces de l’ordre, les indignés ont pu apprendre que la comparution immédiate aurait lieu le lendemain dans la matinée. Il est très difficile de préparer une défense solide avec si peu de temps. La volonté de briser la marche continue, la justice devient elle aussi une arme au service de l’état et non au service du citoyen.

Le reste des marcheurs  s’était dirigé vers la Basilique de Saint-Denis. La municipalité semblait vouloir accueillir la marche les bras ouverts, et chacun se voyait ravi de partir vers un lieu portant une tradition de lutte sociale.
Les illusions sont restées de courte durée, et les marcheurs ont très rapidement reçu la visite de policiers leur signifiant qu’ils ne pouvaient pas s’installer sur la place. Une solution de repli dans Saint-Denis a rapidement été trouvée et tous ont trouvés refuge au sein d’un immeuble occupé par des artistes, offrant espace, douche et électricité pour y passer la nuit. Ce site remarquable offre la possibilité à de nombreux artistes de pouvoir créer et échanger sur place. Photo, vidéo, arts plastiques, danse, musique… un mélange délicieux entre culture et indignation.


jeudi 22 septembre 2011

60e étape PARIS 21S

21S

Les marcheurs se sont réveillés au pied de Bercy. Comme annoncé, le campement a été démonté au fur et à mesure de la journée. Différents groupes de travail se sont activés tout au long de la journée.
Un premier visant à sélectionner plusieurs routes pour rallier Bruxelles et à déterminer une date de sortie de Paris. Ce travail est aujourd'hui sur le point d'être achevé et l'itinéraire jusqu'en Belgique sera mis en ligne très vite afin que chacun puisse travailler à l'accueil de la marche, ou bien la rejoindre.
Le deuxième groupe de travail visait à organiser une nouvelle action pacifique et non violente dans la capitale. Le site de Notre-Dame semblait être être accepté par tous les marcheurs pour y tenir une assemblée populaire ouverte à tous.

Vers la fin d'après midi, les marcheurs ont quitté Bercy , en file indienne et en silence pour répondre aux violences policières qui avaient eu lieu deux jours plus tôt. Le signal envoyé était fort,il ne s'agissait pas d'une manifestation mais bien d'un déplacement vers un autre lieu devant les passants surpris devant ce cortège.

Pendant ce temps à Notre Dame, 3 camions de police et un autobus attendaient les indignés.

Un appel à la presse avait été fait pour Notre Dame, mais au vu des circonstances d'accueil plus que probables sur place, et ayant toujours à l'esprit les événement du 19 septembre, les marcheurs ont décidé de tenir l'assemblée Place de la Bourse.

Les indignés se sont assis par terre devant l'édifice de France Presse juste à coté de la Bourse. Très vite les gendarmes sont arrivés sur place et les ont encerclés. L'assemblée a quand même commencé sans prêter attention au large dispositif qui était en train de se mettre en place autour. De plus en plus de policiers ont commencé à arriver, mais aussi des citoyens et des caméras. Un streaming a été mis en place pour permettre de suivre ce qu'il se passait en temps réel.

Une première personne a été interpellée pour motif de manifestation illégale et emmenée pour un contrôle d'identité. Les indignés sur place se sont donc mis à résister pacifiquement demandant la libération de leur compagnon. Les gendarmes ont donc commencé à interpeler toutes les personnes qui étaient encerclées, parfois avec violence. Un blessé a été constaté, les pompiers n'ont pu intervenir pour le secourir, empêchés par les forces de l'ordre.

Les indignés semble avoir été interpellés par une brigade spéciale chargée de la sécurité du territoire. On leur reproche de ne pas avoir respecté deux lois: la loi du port du voile, et une nouvelle loi interdisant aux gens de s'assoir pour prier dans les lieux publics. Ceci est bien la preuve que les autorités ne savent pas quoi inventer pour empêcher le bon déroulement de la marche à Paris.
Les indignés sont un collectif pacifistes et non-violents qui ont organisés beaucoup de manifestations et d'assemblées sans vandalisme et violence depuis le début du mouvement.
Les indignés ne prient pas, ils s'assoient sur les places publiques pour discuter et échanger des idées.
Les indignés ne se cachent pas et n'ont rien à cacher. Leur déguisement ne comportent aucun signes religieux, ce mouvement ne se vaut d'aucun parti politique, aucun syndicat ni aucune idéologie.
L'assemblée populaire que tous voulaient s'est quand même tenu sur la place malgré l'interpellation de tous les marcheurs. Les indignés parisiens ont donné de la voix pouir informer les passants de qui venait de se passer sans aucune intervention de la police. Cela démontre bien que les violences policères sont ciblées et quele principe fondamental d'égalité n'est pas respecté.

Tous lesmarcheurs et plusieurs indignés parisiens ont été emmenés aux commissariats du 18e et 19e arrondissement où la plus part ont été relâchés dans la soirée. D'entre eux sont restés en garde à vue pour dégradation, outrage et rébellion. La violence est venue du coté des autorité et les indignés sont resté fidèles à leur conduite non-violente. Ces chefs d'accusation sont donc difficilement crédibles.

Les indignées ont passé la nuit sur la place de la bourse sans monter aucune tente et y installer le matériel, et sans aucune nouvelle informant du sort des onze compagnons toujours retenus prisonniers.
Le ministère des affaires étrangères espagnols semble demander à la France de rendre des compte sur le sort réservé à ses concitoyens à Paris.